Afrique dans le monde

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A la fin de la guerre froide, il semblait qu’un monde unipolaire a été créé lorsque les États-Unis ont émergé comme la seule superpuissance par suite du démantèlement de l’ancien bloc soviétique et son intégration partielle dans l’OTAN et l’Union européenne. Aujourd’hui, nous voyons un ordre mondial se met en place avec des Etats émergents (Chine, Inde, Brésil, Russie, les Etats du Golfe, Afrique du Sud) et d’autres nœuds de pouvoir : une société civile mondiale ; des fondations privées (Fondation Bill et Melinda Gates) ; des réseaux terroristes ; des mouvements de masse politique basés sur la foi ; des entreprises multinationales ; et des réseaux financiers interconnectés au niveau mondial.
Après la courte excitation de l’indépendance, l’Afrique a été reléguée, pendant des décennies, au statut de champ de bataille de la Guerre froide. Déchirée entre deux camps, l’Occident et le bloc soviétique, l’Afrique n’a jamais été stratégiquement aussi importante que l’Asie ou l’Amérique latine pour aucune des superpuissances. Les conflits violents, les guerres civiles, le génocide rwandais, les catastrophes naturelles et les maladies comme le VIH/SIDA et le désespoir économique et social généralisé sont les réalités qui ont nourri l’image perçue de l’Afrique dans les années 1990. L’Afrique était alors considérée comme le « continent perdu ».
Les dirigeants africains, face à la crise économique et sociale, les conflits violents, les catastrophes naturelles et les maladies, se sont lancés dans de nouvelles initiatives politiques (Union africaine, NEPAD). Dans de nombreux pays, les protestations populaires venues d’en bas revendiquent la fin des gouvernements autoritaires et corrompus et de nouvelles initiatives politiques pour lutter efficacement contre la pauvreté et le chômage.
Avec le regain d’intérêt économique de la Chine pour l’Afrique, le continent a retrouvé un intérêt international. Les États et les sociétés multinationales lorgnent sur les ressources de l’Afrique. Il y a une ruée pour ses ressources minérales et son pétrole pour doper la production mondiale, pour ses terres – en vue de nourrir une population mondiale en plein essor et un élan marketing pour attirer la classe moyenne africaine émergente à consommer des produits français chinois, américain, allemand, etc.
La Rosa Luxemburg Stiftung Dakar analyse la transformation de la place de l’Afrique dans le monde tel qu’il est façonné par des forces externes et internes.
Pour plus d’informations, veuillez entrer en contact avec Ndongo S. Sylla: ndongo.sylla@rosalux.org